Lundi 4 juin 2007

Communiqué du Conseil scientifique de Migrations Société

Un ministère pour quoi faire ?

Migrations Société, l’une des principales revues francophones dans le domaine des migrations, est éditée par le Centre d’information et d’études sur les migrations internationales (CIEMI) — aujourd’hui l’un des premiers centres de documentation en France sur les questions migratoires — affilié à un réseau international reconnu pour sa qualité d’expertise sur les questions migratoires, le réseau “des centres d’études G. B. Scalabrini”.

Le Conseil scientifique de Migrations Société — qui associe des chercheurs, des universitaires et des intellectuels issus d’horizons politiques, philosophiques et religieux divers — entend faire part de son inquiétude face à la création en France du ministère de « l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement ».

L’association dans un même intitulé ministériel des notions d’« immigration » et d’« identité nationale » contribue à entretenir une confusion préjudiciable à la cohésion nationale et au vivre ensemble, car elle accréditerait l’idée d’une “essence” nationale qui s’opposerait à une “essence” immigrée. Alors que l’identité nationale est une construction collective sans cesse recommencée, une telle association suggère un projet politique de promotion nationale du lien civique dont les ambiguïtés risquent d’attiser les haines identitaires.

Cela serait d’autant plus dangereux à un moment où la mondialisation et la construction européenne déstabilisent l’identité nationale et entraînent le besoin de son renouvellement, dans le cadre d’une société moderne construite sur le fondement d’un projet politique éloigné de toute conception ethnique.

Aussi conviendrait-il que le nouveau président de la République renonce à un dispositif ministériel qui, loin d’améliorer le règlement des problèmes quotidiens des Français et des étrangers résidant sur notre territoire, contribue à les obscurcir.

Dans un contexte où la question migratoire risque plus que jamais d’être traitée en tant qu’enjeu politico-électoral, ce qui favoriserait la montée de courants nationalistes et xénophobes qui minent les fondements de notre démocratie, nous entendons renforcer nos activités de réflexion et d’information sur l’ensemble des questions migratoires menées depuis deux décennies dans un esprit d’ouverture, de pluralisme et d’interdisciplinarité.

Dans cette perspective, lors de notre réunion du 21 mai, nous avons décidé de mettre en place un groupe d’étude, d’observation et de réflexion chargé du suivi et de l’analyse scientifique des nouvelles décisions, mesures et réformes relatives au traitement de la population étrangère ou issue de l’immigration (accès aux droits sociaux, discrimination, etc.) et aux questions relatives aux mouvements migratoires, au séjour des étrangers et au droit d’asile.

Migrations Société rendra régulièrement compte des travaux de ce groupe.

Paris, le 22 mai 2007

Le Conseil scientifique de Migrations Société

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Mardi 29 mai 2007
        Le « conflit israélo-palestinien » (ainsi qu’il est convenu de le désigner), comme tous les conflits, mais plus que bien d’autres, rend improbable la neutralité de l’information et largement illusoires les prétentions à l’objectivité. Pis : sous couvert de présenter une information purement factuelle et équilibrée, les journalistes laissent souvent transparaître des partis-pris souvent plus routiniers qu’intentionnels. S’insinuent alors des distorsions de l’information, apparemment anodines, mais en vérité très significatives, révélatrices d’un prêt-à-penser qui peut s’imposer même à des journalistes qui ne le partagent pas. Abandonnant, pour une fois, les propagandistes de la juste cause israélienne qui, avec Alexandre Adler en tambour-major, sont légion à l’antenne de France Culture, arrêtons-nous sur quelques exercices de journalisme ordinaire sur cette radio de service public.

Lire la suite  http://www.acrimed.org/article2635.html
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Mardi 22 mai 2007

Le boycott économique imposé au peuple palestinien par les Etats-Unis et l’Union européenne, destiné à étrangler et à plier ce peuple aux exigences d’Israël, dure depuis plus d’une année déjà.


La vie des habitants de Cisjordanie et de Gaza était déjà épouvantable auparavant. Mais ce boycott, indigne de l’humanité, l’a rendue infiniment plus effroyable.

Ainsi, des Etats démocratiques, qui prétendent défendre la liberté et les

droits humains, en sont venus à priver un peuple -déjà très éprouvé par les longues années de privation sous occupation- de tout moyen de subsistance. Cela est un crime. Cela est inadmissible. Cela doit cesser.


Les résultats sont là, implacables, terrifiants.


Ce boycott a détruit toute la société, et encore aggravé une situation qui était déjà d’une extrême gravité. C’est une catastrophe humaine programmée.

Par ce boycott, aussi injuste qu’illégal, le monde a délibérément réduit à l’état d’esclavage des millions de Palestiniens, pour la seule raison qu’ils ont élu les autorités qu’ils considéraient comme étant les plus aptes à servir leurs intérêts. Or, si durant l’esclavage les esclaves pouvaient encore parfois échapper à leurs bourreaux, les Palestiniens de Gaza, qui vivent enfermés par l’occupant militaire israélien dans une grande prison, ne peuvent, eux, aller nulle part.

 

 

 

 

 

 



Voilà, aujourd’hui, des centaines de milliers d’enfants qui souffrent de malnutrition ; voilà des mères à bout de ressources, contraintes aujourd’hui à se livrer à la prostitution pour nourrir leur progéniture ; voilà des pères sans salaire qui, après avoir vendu les quelques effets personnels vendables qu’ils possédaient, jetés au désespoir, humiliés de ne pouvoir offrir une vie décente à leur famille, atteints dans leur dignité d’homme, versent dans la folie. Il n’est pas rare, en effet, de voir des hommes désœuvrés, qui semblent avoir perdu la raison, divaguer dans la rue, en se parlant à eux-mêmes.


Quel père, quelle mère, peuvent supporter de voir leurs enfants dépérir sans recours ? « Pour notre société, c’est terrible. Nous avons été poussés aux extrêmes. La prostitution n’est pas quelque chose d’usuel à Gaza. Cela est ressenti comme une immense offense, une immense humiliation. C’est une terrible blessure pour une société comme la nôtre où la femme est protégée et où la prostitution était inexistante » se désole cette femme qui a accepté d’évoquer, non sans réticence, cette plaie.

De savoir que le boycott économique du monde « occidental » a fini par pousser certaines de ces mères, fières, résistantes, à cette extrémité-là, à cette déchéance-là, de savoir que ces mères ont dû, doivent renoncer à la seule chose qui leur reste, la dignité, pour sauver la seule chose qui leur importe, la survie de leur enfant, notre cœur se brise.

Face à cette immense tragédie, où est le mouvement de solidarité qui devrait défendre les Palestiniens victimes de l’oppression israélienne ? Où est sa voix ?


Ne serait-il pas temps, pour ces mouvements qui ont malencontreusement apporté leur soutien aux accords d’Oslo et à ceux qui, en Palestine, en ont largement profité au détriment de leur peuple, de tirer enfin les cruelles leçons des faits ?

Pourquoi les responsables d’un grand nombre d’associations qui se posent en défenseurs des Palestiniens, en défenseurs de la justice, n’appellent-ils pas massivement à un boycott d’Israël ? Pourquoi s’emploient-ils au contraire à neutraliser la voix de ceux qui, depuis longtemps, demandent que l’Etat d’apartheid d’Israël soit traité comme l’avait été - avec succès - l’Afrique du Sud ?


Pourquoi ne mènent-ils pas une vaste campagne visant à faire pression sur les gouvernements « occidentaux » pour qu’ils mettent fin au boycott financier et politique immoral des membres du Hamas démocratiquement élus, boycott qui sanctionne également tous les Palestiniens ?


La réponse à cette question ne serait-elle pas que la voix de nombreuses associations de solidarité est majoritairement sous l’influence des orientations d’un « camp de la paix » israélien, plus soucieux de préserver les intérêts d’Israël que de défendre les droits des Palestiniens ?

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Lundi 21 mai 2007

Chers LU-P-N et LU-P-1

Le 10 juin apporche et vous devrez faire le choix du député qui représentera la 3ème circonscriptrion de la Haute-Saone et devra défendre les intérêts de Saint Loup et sa région.

Je vous présente donc les 2 principaux candidats, et oui,je fais comme les médias pendant la campagne présidentielle.... je choisis les finalistes car le sondage Est Républicain-Hyper Casino-Parisot Meubles  donne finaliste Michel RAISON avec 30% d'intentions de votes et Jean Paul Mariot 27% d'intentions de votes.

C'est pourquoi, vous devez avoir en tête un minimum d'informations avant d'aller voter.

A ma droite, Michou alias Michel RAISON, député sortant, 1,67 m pour 90 KG à la balance.... Conseiller municipal de Saponcourt, Conseiller régional de Franche-Comté et député sortant... Il s'est illustré pour avoir sauvé le soldat Schonberg de France 2  mais n'a pas reussi à sauver les travailleurs de Dumeste qui se sont vus renvoyés après 20 ans de loyaux services;  pour avoir laisser partir les commerces de Saint Loup (Maga Meubles, Bricomarché, Extra, Cycles Robert....) vers la commune de son ami Damioli qui pratique du dumping fiscal à Corbenay.

 

A ma gauche, Jean-Paul MARIOT,  1,75 m pour 95 Kg à la balance... Maire de Port sur Saône, conseiller général et ancien député (1997-2002)... Il avait choisi DSK pour représenter la Gauche à la Présidentielle mais il a dû se plier à la candidature Royal.  Il est onnu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche...


Chacun des 2 candidats ont choisi une femme comme suppléante. Laurence POINSOT pour Michel Raison  et 
Sabrina FLEUROT pour Jean paul Mariot.
Ils ont de plus un site internet consacré aux élections:
www.michelraison.fr
www.mariot2007.fr

Alors, il ne vous reste plus qu'à faire votre choix en espèrant que je vous aurais apporter des précisons sur ces deux candidats.




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Jeudi 10 mai 2007
Deux organisations israéliennes de défense des droits de l’Homme viennent de publier un nouveau rapport accablant sur les tortures couramment infligées par les Israéliens aux Palestiniens qu’ils arrêtent. Par ailleurs, la Banque Mondiale montre dans un rapport "très critique" comment le gouvernement israélien étrangle à dessein l’économie palestinienne. Qui s’en soucie ? Sarkozy ? le PS ? Bayrou et ses futurs "démocrates" ? Même silence mafieux de tous côtés.

Les tortures et autres "moyens physiques" ont beau être interdits formellement en Israël depruis septembre 1999, B’Tselem et Hamoked, publient une nouvelle enquête qui établit que ces pratiques sont arfaitement "normalisées" à l’encontre des Palestiniens.

Soldats, policiers, gardiens de prison ets agents du Shin Bet (service de sécurité intérieure) s’en donnent à coeur joie sur des détenus isolés du monde extérieur, "dans des cellules putrides et suffocantes, mal nourris, humiliés, menacés, insultés, intimidés, victimes de crachats, attachés de façon douloureuse sur des chaises, souvent entièrement nus et soumis à de multiples pressions comme notamment les menaces de représailles contre les membres de leur famille".

Dans un rapport de 92 pages (ce n’est pas le premier), les deux associations israéliennes détaillent des tortures, infligées en moyenne pendant 35 jours aux Palestiniens. "Les détenus sont privés de sommeil, sévèrement battus, menottés à tel point qu’ils saignent aux poignets, placés dans des positions inconfortables, contraints de faire des mouvements douloureux".

Le Monde, dans son édition du 8 mai, rapporte que "cela va du "dry beating" - frappes qui ne laissent pas de traces -, au "frog crouch", qui oblige le prisonnier à se tenir sur la pointe des pieds, les mains attachées, avant d’être poussé ou frappé pour qu’il tombe. Quant à la "banana position", elle consiste à lier les pieds et les mains ensemble sous un tabouret alors que le corps est penché en arrière dans une position incurvée."

Et on sait ce que valent les plaintes déposées par les Palestiniens victimes de tortures. La plupart ont cessé depuis longtemps de recourir à un avocat. De janvier 2001 à octobre 2006, sur plus de 500 plaintes déposées, aucune enquête n’a été ordonnée. Le ministère public a estimé qu’il s’agissait de "nécessité de défense".

Par ailleurs, la Banque mondiale, vient de pondre un rapport sur les méthodes israéliennes pour couler l’économie palestinienne.

Pas vraiment de "scoop" : "Actuellement, la liberté de circulation des Palestiniens en Cisjordanie est l’exception et non la règle, contrairement aux engagements pris dans le cadre d’un certain nombre d’accords entre le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne"...."ce qui augmente les coûts de l’activité économique, et crée un niveau élevé d’incertitude et d’inefficacité qui rend la conduite normale des affaires excessivement difficile et coince la croissance et l’investissement, nécessaires à la reprise de l’économie."

Comme c’est joliment dit !

La banque Mondiale a même pris la peine de recenser en mars dernier 546 "obstacles physiques "(check points, barrages routiers, portails) en Cisjordanie, "soit 44% de plus que lors de la signature de l’accord sur la circulation et l’accessibilité, en novembre 2005", sans compter toute une "série d’autres mesures administratives et systèmes d’autorisations destinés à limiter la possibilité pour les Palestiniens de retourner à leur domicile, trouver du travail, investir et sortir des limites administratives de leurs communes".

"Chaque jour, conclut le rapport, tout déplacement vers l’école, le lieu de travail, les magasins, les centres médicaux et les terres agricoles est soumis à l’incertitude et à l’arbitraire."

Alors, que fait- on ? Il y a fort à parier, qu’on se permettra encore d’exiger à cors et à cris des Palestiniens le "respects des accords passés avec Israël" ? Ne doutons pas que le militaire Israélien Arno Klarsfeld, avocat au barreau de Paris à ses heures perdues, et très en cour auprès des experts en "identité nationale" aura de bon conseils à prodiguer dans ce domaine.

par LU-P-1 publié dans : Actualité internationale
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