Mardi 17 octobre 2006

        Nous commémorons aujourd'hui le 45 ème anniversaire de la répression meurtrière des pouvoirs publics de Paris le 17 octobre 1961. C'est sous l'autorité du Préfet de Paris qui était à l'époque Maurice PAPON, que l'ordre a été donné de réprimer une manifestation. Je rappelle pour ceux et celles qui ne connaissent pas cette histoire peu glorieuse de la France que ce jour là plusieurs centaines de manifestants sont abattus.

A l'heure où le Parlement est en train d'adopter une proposition de loi condamnant  les négationnistes du génocide arménien, je pense que les députés et sénateurs devraient plutôt regarder de plus près l'Histoire de la France, "d'ouvrir" les archives (encore aujourd'hui scéllées) aux historiens pour rétablir la vérité sur ces évènements et de reconnaitre comme le demandent des historiens qu'un crime contre l'Humanité*  ait été commis durant cette période.

 

Art. 212-1 du Code Pénal : La déportation, la réduction en esclavage ou la pratique massive et systématique d'exécutions sommaires, d'enlèvements de personnes suivies de leur disparition, de la torture ou d'actes inhumains, inspirées par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux et organisées en exécution d'un plan concerté à l'encontre d'un groupe de population civil sont punies de la réclusion criminelle à perpétuité.

 

Pour en savoir plus,   http://17octobre1961.free.fr/index.htm

par LU-P-1 publié dans : lupeen
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Commentaires

REPONSE DE MICHEL RAISON Je souscris parfaitement à votre appréciation sur le fait qu’il n'y a pas d'histoire officielle dans la République et que ce n'est pas à la loi d'écrire l'Histoire car l'écriture de l'histoire, c'est l'affaire des historiens. Cette mise au point a d’ailleurs été faite le vendredi 9 décembre 2005 par le Président de la république après l’adoption de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés. Un alinéa de cet article, qui a été ensuite abrogé, disposait en effet que « Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, …". Suite à la controverse soulevée par le débat sur les aspects négatifs de la colonisation, un consensus s’était dégagé au sein de l’Assemblée nationale quant au rôle du Parlement face à l’histoire. Une majorité de députés avait alors convenu qu’il revenait aux historiens, et à eux seuls, d’établir la réalité des événements du passé et de façonner notre mémoire collective. C’est pourquoi, et alors que le génocide arménien a déjà été reconnu publiquement par la France dans la loi du 29 janvier 2001, je n’ai pas soutenu la Proposition de loi tendant, cette fois, à sanctionner pénalement la négation du génocide arménien. Cette Proposition de loi, il faut le souligner, a été défendue par des députés de tous les camps politiques. Les débat ont été durs mais cette Proposition de loi n’a finalement pas été adoptée par la majorité des députés. Cordialement Michel RAISON
commentaire n° : 1 posté par : Michel RAISON le: 01/12/2006 11:08:35

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