Samedi 11 août 2007
Jean-Claude Lefort

 
Avant d’être élu Président de la République française, Nicolas Sarkozy s’était rendu dans un très grand nombre de pays. A Jérusalem, notamment, il avait eu des paroles particulièrement fortes et définitives en expliquant que « la sécurité d’Israël n’est pas négociable ».

Depuis, des initiatives nombreuses se sont développées dont la dernière en date est celle du Président Bush - saluée avec enthousiasme par l’Union européenne - consistant à évoquer une Conférence internationale à New York, au siège de l’ONU, sur la question du Proche-Orient.

Celles et ceux qui pensaient que cette Conférence internationale consisterait à aboutir, enfin, à un accord global finalisé sur la base du droit international pour aboutir à la création d’un Etat palestinien et permettant de régler, toujours sur la base du droit international édicté, la question des réfugiés, ont vite déchanté.

Car il ne s’agit pas de cela du tout dans l’esprit de Bush mais seulement de parler « grands principes ». Autrement dit une réunion destinée à donner le change sur le fait qu’on s’occupe « vraiment » de la question proche orientale mais en vérité une réunion pour rien, en trompe l’œil, une coquille vide destinée à faire patienter et illusionner encore l’opinion publique internationale.

Depuis cette annonce de Bush il y a eu des réunions entre le Président de l’Autorité palestinienne et Ehud Olmert, le Premier ministre israélien, en particulier en territoire palestinien, à Jéricho, des réunions qui n’ont pas avancé d’un centimètre de ce point de vue tandis qu’on faisait grand cas de l’évacuation par l’armée israélienne de deux - deux ! - colons à Hébron.

Et puis pour faire bonne mesure voici que le nouveau leader du Parti travailliste qui est aussi ministre de la défense vient de lancer un brûlot qui éclaire l’ensemble. Dans le quotidien Yediot Aharonot il a accordé, ce vendredi 10 août, une interview où il déclare sans ambages que tout retrait de l’armée israélienne de Cisjordanie est exclu « avant cinq au moins ».

Il a ajouté, afin que personne ne se trompe sur le sens des manoeuvres actuelles animées par Bush et Olmert et soutenues par le Quartette que « le public israélien réagit sainement en ne croyant pas en de telles fantaisies ». Et de considérer que Mahmoud Abbas est un « homme faible ». Ainsi rien à attendre de ce mauvais scénario. Ce n’est pas la paix qu’ils cherchent. C’est la prolongation de la guerre par d’autres moyens.

Il y avait un gouvernement palestinien d’Union nationale reconnaissant les trois conditions posées par la communauté internationale. Il a explosé en vol d’autant plus que Israéliens et Américains n’en voulaient pas et ont fomenté des troubles à Gaza mettant le Hamas - qui n’est pas tout blanc - hors le jeu politique. Il y a avait l’initiative arabe de Riyad : refusée par Israël. Et maintenant il y a ces faux- semblants qui ne trompent que ceux qui le veulent bien.

Tout cela est grave et sérieux. Dix ministres européens sur 27 avaient exprimé une autre voix. Elle a été étouffée. Et Tony Blair, envoyé spécial de l’Union européenne, a changé très vite de casquette : il est le représentant du Quartette lequel est soumis aux Américains. Belle et grande Europe...

Cela étant dit, deux conclusions peuvent se déduire aisément de ce pauvre et minable « spectacle ».

Tout d’abord l’initiative Bush, sous réserve d’un net sursaut qui est peu probable, est une nouvelle manœuvre dont il n’y a rien à attendre de bon et qui, une fois de plus, poussera les Palestiniens a plus d’exigences relativement à leurs dirigeants et qui les radicalisera un peu plus, si c’est possible. Les occidentaux font le jeu de ceux qu’ils prétendent combattre, c’est si commode... Et il se trouve des personnes pour tomber dans le « panneau »...

Et, en second lieu, il convient de répliquer à l’affirmation du Président de la République française que le droit à l’existence et à l’établissement d’un Etat palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale n’est pas « négociable » non plus. Rappelons naïvement que ce sont les Israéliens qui occupent un pays et que ce sont les Palestiniens les victimes... Les uns sont causes les autres conséquences.

Mais résulte de tout cela une autre question : avons-nous, nous les militants pour la paix, une part de responsabilité dans tout cela ? La réponse est catégoriquement : oui ! Alors tirons-en les conclusions...Il est temps. L’histoire nous convoque plus que jamais et avec elle la solidarité internationale. Ne soyons pas en deçà des exigences. Ou alors assumons...


Jean-Claude Lefort Député honoraire

par Le LU-P-1 publié dans : Actualité internationale
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Lundi 4 juin 2007
À l’occasion du 40e anniversaire de la conquête des Territoires palestiniens par Israël, l’Office de coordination de l’ONU pour les affaires humanitaires (Ocha) publie un rapport mettant en doute la possibilité d’une solution à deux États.

QUARANTE ans d’occupation des Territoires palestiniens ont-ils eu raison de la perspective de deux États vivants côte à côte, en paix, au Proche-Orient ?

L’ONU juge impossible l’émergence d’un État palestinien viable en l’état actuel des choses.

Selon un rapport de l’Ocha, l’Agence de coordination humanitaire des Nations unies, à paraître la semaine prochaine, les colonies construites par Israël en Cisjordanie, les restrictions de circulation imposées aux Palestiniens qu’elles engendrent et la présence de zones militaires ont totalement morcelé la Cisjordanie.

Présentées d’abord comme un impératif sécuritaire, puis comme une arme de négociation par l’ancien premier ministre Ariel Sharon, les colonies ont en réalité conduit à l’engloutissement de la Cisjordanie par Israël. Le rapport de l’Ocha note qu’un accord israélo-palestinien pourrait en théorie permettre encore de démanteler des colonies en Cisjordanie, comme ce fut le cas dans la bande de Gaza, évacuée par l’armée et les colons en 2005. Mais l’échelle n’est pas du tout la même. « Le nombre de colons en Cisjordanie continue de croître au rythme de 5,5 % par an, alors que 450 000 colons y habitent déjà », souligne le rapport.

La croissance de la population israélienne dans les Territoires est trois fois supérieure au développement de la population au sein de l’État hébreu. L’Ocha rappelle que les colonies sont illégales au regard du droit international.

Les Territoires palestiniens comptent 161 colonies juives et 96 implantations sauvages. Des barrages interdisent l’accès des Palestiniens aux routes qui desservent les colonies. Celles-ci se sont transformées en des corridors, réservés aux colons et reliant les implantations au territoire israélien. « Les Palestiniens sont désormais obligés de se déplacer d’une enclave à l’autre en utilisant un réseau de barrages militaires, de routes et de tunnels qui leur sont réservés », relève le document. Les autorités israéliennes peuvent fermer ces points d’accès à volonté. Cela compromet la contiguïté territoriale de l’État palestinien, prévue dans la feuille de route, le dernier plan de paix international resté lettre morte.

La feuille de route est caduque

Si l’on additionne les zones militaires israéliennes, les colonies, les réserves naturelles, les routes et les terres grignotées par la construction de la barrière de séparation israélienne, il ne reste pas plus de 60 % de la Cisjordanie aux Palestiniens, selon les calculs de l’Ocha. De surcroît, celle-ci est morcelée en neuf poches. « Le développement des colonies et des infrastructures israéliennes empêche le développement d’une économie palestinienne jusqu’alors dynamique en Cisjordanie », écrit l’Ocha.

Et pourtant, les chancelleries occidentales continuent de défendre l’application d’une feuille de route devenue caduque. Israël n’évoque ce document que pour rappeler les obligations sécuritaires palestiniennes qu’il stipule. Un sondage publié récemment en Israël montre que cette année, pour la première fois depuis les accords d’autonomie conclus à Oslo en 1993, une majorité d’Israéliens ne croit plus au principe de la terre contre la paix, permettant la création d’un État palestinien viable. « Si la situation actuelle perdure, déplore David Shearer, directeur de l’Ocha dans les Territoires palestiniens, toute tentative de créer un État palestinien aboutira à la naissance d’un État croupion voué à l’échec ».

Source: Le Figaro

par LU-P-1 publié dans : Actualité internationale
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Jeudi 10 mai 2007
Deux organisations israéliennes de défense des droits de l’Homme viennent de publier un nouveau rapport accablant sur les tortures couramment infligées par les Israéliens aux Palestiniens qu’ils arrêtent. Par ailleurs, la Banque Mondiale montre dans un rapport "très critique" comment le gouvernement israélien étrangle à dessein l’économie palestinienne. Qui s’en soucie ? Sarkozy ? le PS ? Bayrou et ses futurs "démocrates" ? Même silence mafieux de tous côtés.

Les tortures et autres "moyens physiques" ont beau être interdits formellement en Israël depruis septembre 1999, B’Tselem et Hamoked, publient une nouvelle enquête qui établit que ces pratiques sont arfaitement "normalisées" à l’encontre des Palestiniens.

Soldats, policiers, gardiens de prison ets agents du Shin Bet (service de sécurité intérieure) s’en donnent à coeur joie sur des détenus isolés du monde extérieur, "dans des cellules putrides et suffocantes, mal nourris, humiliés, menacés, insultés, intimidés, victimes de crachats, attachés de façon douloureuse sur des chaises, souvent entièrement nus et soumis à de multiples pressions comme notamment les menaces de représailles contre les membres de leur famille".

Dans un rapport de 92 pages (ce n’est pas le premier), les deux associations israéliennes détaillent des tortures, infligées en moyenne pendant 35 jours aux Palestiniens. "Les détenus sont privés de sommeil, sévèrement battus, menottés à tel point qu’ils saignent aux poignets, placés dans des positions inconfortables, contraints de faire des mouvements douloureux".

Le Monde, dans son édition du 8 mai, rapporte que "cela va du "dry beating" - frappes qui ne laissent pas de traces -, au "frog crouch", qui oblige le prisonnier à se tenir sur la pointe des pieds, les mains attachées, avant d’être poussé ou frappé pour qu’il tombe. Quant à la "banana position", elle consiste à lier les pieds et les mains ensemble sous un tabouret alors que le corps est penché en arrière dans une position incurvée."

Et on sait ce que valent les plaintes déposées par les Palestiniens victimes de tortures. La plupart ont cessé depuis longtemps de recourir à un avocat. De janvier 2001 à octobre 2006, sur plus de 500 plaintes déposées, aucune enquête n’a été ordonnée. Le ministère public a estimé qu’il s’agissait de "nécessité de défense".

Par ailleurs, la Banque mondiale, vient de pondre un rapport sur les méthodes israéliennes pour couler l’économie palestinienne.

Pas vraiment de "scoop" : "Actuellement, la liberté de circulation des Palestiniens en Cisjordanie est l’exception et non la règle, contrairement aux engagements pris dans le cadre d’un certain nombre d’accords entre le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne"...."ce qui augmente les coûts de l’activité économique, et crée un niveau élevé d’incertitude et d’inefficacité qui rend la conduite normale des affaires excessivement difficile et coince la croissance et l’investissement, nécessaires à la reprise de l’économie."

Comme c’est joliment dit !

La banque Mondiale a même pris la peine de recenser en mars dernier 546 "obstacles physiques "(check points, barrages routiers, portails) en Cisjordanie, "soit 44% de plus que lors de la signature de l’accord sur la circulation et l’accessibilité, en novembre 2005", sans compter toute une "série d’autres mesures administratives et systèmes d’autorisations destinés à limiter la possibilité pour les Palestiniens de retourner à leur domicile, trouver du travail, investir et sortir des limites administratives de leurs communes".

"Chaque jour, conclut le rapport, tout déplacement vers l’école, le lieu de travail, les magasins, les centres médicaux et les terres agricoles est soumis à l’incertitude et à l’arbitraire."

Alors, que fait- on ? Il y a fort à parier, qu’on se permettra encore d’exiger à cors et à cris des Palestiniens le "respects des accords passés avec Israël" ? Ne doutons pas que le militaire Israélien Arno Klarsfeld, avocat au barreau de Paris à ses heures perdues, et très en cour auprès des experts en "identité nationale" aura de bon conseils à prodiguer dans ce domaine.

par LU-P-1 publié dans : Actualité internationale
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Lundi 2 avril 2007
C’est une fois de plus toute honte bue que Douste-Blazy, au nom du gouvernement français, vient d’indiquer au nouveau "ministre des affaires étrangères" palestinien Ziad Abou Amr, qu’il était favorable à "une reprise progressive de l’aide au ministère des finances des territoires palestiniens, sous réserve que le gouvernement d’union nationale soit au rendez-vous des engagements pris et qu’il fasse des gestes supplémentaires, en particulier, pour la libération du caporal Shalit".

Ce soldat, dont nos dirigeants ont le culot de rappeler qu’il bénéficie de la double nationalité israélienne et française (bonjour "l’identité nationale" !)-- alors qu’il ne parle pas un mot de français et qu’il fait son service dans une armée d’occupation étrangère--, doit être libéré "sans délai", a déclaré notre ministre des affaires étrangères sans un mot, bien entendu, concernant la libération des ministres, parlementaires et autres Palestiniens (5000 dont 500 femmes et 200 enfants agés de moins de 16 ans) enlevés et emprisonnés par les Israéliens au même moment.

"C’est le prochain pas que nous attendons du gouvernement palestinien et qui nous amènera à conforter et confirmer le positionnement que nous prenons aujourd’hui", a ajouté Douste-Blazy, sans qu’aucun des candidats à la présidence de la République n’y voie à redire, apparamment.

Et vous voudriez qu’on aille voter pour des gens qui n’ont rien à dire sur ce sujet ?

par LU-P-1 publié dans : Actualité internationale
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Jeudi 8 mars 2007

Vous avez aimé la guerre d’Irak ? Vous allez adorer la guerre d’Iran ! Certes elle n’aura pas tout à fait la même forme. Ne rêvez pas d’une invasion massive, avec déploiement de troupes au sol et occupation militaire prolongée débouchant sur une guerre civile. Cela n’est pas possible. Même l’hyperpuissance américaine a des limites. Elle n’a pas – elle n’a plus – les moyens d’ouvrir un deuxième front de ce type. Il faudra vous contenter de frappes aériennes, de bombardements ciblés sur les sites nucléaires iraniens. Mais rassurez-vous, si le déroulement sera différent, le résultat devrait être tout aussi catastrophique et même sans doute bien davantage.

Qu’est-ce qui doit le plus étonner ou le plus choquer ? Que les mêmes personnes qui avaient plaidé en faveur de la guerre d’Irak, puissent sans vergogne au vu de la réussite de celle-ci appeler à mener des opérations militaires contre l’Iran ? Qu’ils le fassent avec les mêmes arguments : danger nucléaire, nécessité de stopper un régime dangereux et insupportable ? Que les mêmes « experts » qui nous disaient que l’Irak regorgeait d’armes de destruction massive, nous disent (et depuis plusieurs années), que l’Iran est à un an de l’arme nucléaire, sans que leur crédibilité ne soit mise en cause ? Qu’ils osent se draper dans une position morale tout en pratiquant le terrorisme intellectuel et diaboliser ceux qui pensent que la guerre n’est pas nécessairement le meilleur moyen de résoudre les problèmes politiques.

Que toute honte bue, ils se livrent à des amalgames douteux en comparant Ahmadinejad à Hitler – relativisant ainsi les crimes de ce dernier ? Quand vous entendez que l’on compare un dirigeant à Hitler, sachez que les préparatifs de guerre sont bien en cours. Ce type d’assimilation a été fait pour Nasser avant la guerre de Suez, pour Saddam avant la guerre du Golfe de 1990-1991 (mais pas pendant la guerre Irak-Iran), puis avant celle de 2003 (mais pas entre les deux), et enfin pour Milosevic avant la guerre du Kosovo. Aucun de ces personnages n’était un grand démocrate. Mais peut-on sérieusement les mettre dans le même sac qu’Hitler ? N’est-ce pas une offense à la mémoire des millions de victimes du nazisme ? Certains avaient même osé, avant qu’il soit assassiné par un extrémiste israélien, opéré la même scandaleuse assimilation pour Rabbin.

Il ne s’agit ni de nier le danger que représenterait un Iran nucléaire, ni d’accepter sans broncher les déclarations inadmissibles d’Ahmadinejad de voir Israël rayé de la carte ou la scandaleuse conférence révisionniste de Téhéran. L’IRIS, comme de nombreux think-tanks, a d’ailleurs décidé de rompre tout contact avec l’organisme qui avait organisé cette conférence. Ce n’est pas non plus que le recours à la force doive être systématiquement rejeté. Il est des cas où il demeure l’ultime recours. Ce fut le cas, à mon sens, contre l’Irak en 1991. Ce n’était pas le cas en 2003 et ce n’est pas le cas aujourd’hui vis-à-vis de l’Iran.

Quel serait le résultat de frappes sur les installations nucléaires iraniennes ? Elles en détruiraient certainement une partie d’entre elles. Elles retarderaient donc l’accès possible de l’Iran à l’arme nucléaire. Mais elles augmenteraient la détermination des Iraniens à la posséder. Elles s’accompagneraient de « dommages collatéraux » (en clair des massacres) sur la population iranienne qui pourraient être importants. Après l’Afghanistan, l’Irak, le Liban, et cela sur fond d’accentuation de conflit israélo-palestinien.

Il y aurait bien un grand bond en avant, mais vers un choc des civilisations et non pas vers un Proche-Orient en paix, la fin du terrorisme ou la non-prolifération des armes nucléaires. Tous ces objectifs (qui étaient déjà ceux de la guerre d’Irak) seraient mis en échec par une guerre contre l’Iran. Alors qu’Ahmadinejad commence à être en difficulté sur le plan politique intérieur, il verrait sa légitimité renforcée selon la loi d’airain qui soude une population à ses dirigeants dès lors que le pays est attaqué de l’extérieur.

Certes, on peut se dire que rationnellement, au vu de la situation stratégique désastreuse qui est la leur, notamment en Irak, les Etats-Unis ne prendront pas le risque d’ouvrir un second front. Malheureusement le pire ne peut être exclu. George W. Bush peut finir par être convaincu par sa propre propagande. Si vraiment Ahmadinejad est Hitler, comment penser que les risques d’une guerre ne sont pas moins grands que celui de voir un Hitler doté d’armes nucléaires ?

Empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires, faire en sorte que ce pays revienne à une politique internationale plus respectueuse de ses voisins, qu’il puisse être réintégré dans la communauté internationale sont des objectifs qui font consensus. La guerre n’est pas le bon moyen pour y parvenir.

On avait pu nourrir l’espoir après les élections de novembre 2006 et surtout après la publication du plan Baker Hamilton, que le président Bush adopterait une politique plus réaliste et moins dangereuse dans la région.

 

Malheureusement, il me semble pas vouloir suivre la voie raisonnable prônée par l’ancien secrétaire d’Etat de son père. Triomphe de l’idéologie sur la réalité ? Tentative de sortir de la crise en provoquant une crise encore plus grande ? Toujours est-il que l’on peut craindre des catastrophes à venir si George W. Bush accepte le principe d’une opération militaire contre l’Iran. Une hypothèse qui malheureusement gagne du terrain.

 

Pascal BONIFACE, directeur de l'IRIS (Institut de relations internationales et strategiques).

par LU-P-1 publié dans : Actualité internationale
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